Expatriation au Canada en 2026 : pourquoi le pays déçoit-il autant les nouveaux arrivants ? (et comment réussir malgré tout)
Le Canada, longtemps considéré comme une terre d’accueil idéale pour les expatriés, voit sa réputation s’effriter en 2026. Classé seulement 40ᵉ dans le dernier classement Expat Insider, le pays déçoit de plus en plus de nouveaux arrivants, notamment à cause du coût de la vie, des loyers exorbitants et des salaires qui ne suivent pas l’inflation. Pourtant, des milliers de Français et de francophones continuent de sauter le pas chaque année. Alors, pourquoi un tel décalage entre la réputation du Canada et la réalité vécue par les expatriés ? Et surtout, comment réussir son installation malgré ces défis ?
Pourquoi le Canada déçoit-il autant en 2026 ?
1. Un coût de la vie qui explose, surtout dans les grandes villes
Toronto, Vancouver, Montréal… Les loyers ont augmenté de plus de 20 % en deux ans, et l’inflation reste élevée. Beaucoup d’expatriés se retrouvent à consacrer plus de 50 % de leur salaire au logement, sans compter les dépenses quotidiennes (nourriture, transport, assurances) qui pèsent lourd dans le budget.
2. Des salaires insuffisants pour compenser l’inflation
Même si le Canada offre des opportunités professionnelles, les salaires moyens ne permettent pas toujours de maintenir le niveau de vie espéré. Les expatriés, surtout ceux qui arrivent sans emploi, peuvent mettre des mois à trouver un poste à la hauteur de leurs attentes.
3. Une intégration plus difficile que prévu
Contrairement aux idées reçues, s’intégrer au Canada ne se fait pas du jour au lendemain. Les différences culturelles, la barrière de la langue (même au Québec), et la difficulté à se créer un réseau social et professionnel sont souvent sous-estimées.

Comment réussir son expatriation au Canada malgré tout ?
1. Bien préparer son budget avant de partir
- Comparer le coût de la vie entre les villes canadiennes et sa ville d’origine.
- Prévoir un matelas financier pour les premiers mois, le temps de trouver un logement et un emploi.
- Se renseigner sur les aides disponibles pour les nouveaux arrivants (allocations, programmes d’intégration, etc.).
2. Cibler les régions et les secteurs qui recrutent
- Le Québec reste une porte d’entrée privilégiée pour les francophones, avec des programmes d’immigration facilités.
- Les provinces de l’Atlantique (Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick) offrent des coûts de vie plus abordables et des opportunités dans des secteurs comme la santé, la tech et le tourisme.
- Les métiers en tension (informatique, santé, construction) permettent souvent de négocier de meilleurs salaires et des conditions d’embauche avantageuses.
3. S’appuyer sur les réseaux d’expatriés
- Rejoindre des groupes Facebook, des associations locales (comme Toronto Accueil ou Montréal International) ou des plateformes dédiées aux expatriés.
- Participer à des événements networking pour rencontrer des professionnels et des locaux.
4. Anticiper les différences culturelles
- Au travail : la culture canadienne valorise la collaboration, la ponctualité et la communication directe (mais toujours polie).
- Dans la vie quotidienne : les Canadiens sont accueillants, mais les amitiés se construisent souvent autour d’activités communes (sports, bénévolat, etc.).
En conclusion : le Canada reste une belle aventure, à condition d’y aller les yeux ouverts
Le Canada n’est plus la destination “parfaite” qu’on imaginait il y a quelques années, mais il reste un pays où il fait bon vivre, pour peu qu’on s’y prépare sérieusement. Ce que j’apprécie ici, c’est la sécurité, la bienveillance et l’ambiance général qui est bien moins anxiogène qu’en Europe. En anticipant les défis, en choisissant la bonne région et en s’appuyant sur les bonnes ressources, il est tout à fait possible de réussir son expatriation et de s’épanouir dans ce pays aux paysages grandioses et aux opportunités réelles.
Et vous, quel est votre projet d’expatriation au Canada ? Partagez vos questions ou vos expériences en commentaire !